Tout sur les obsèques

Comment organiser la cérémonie d'adieu

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Un moment central du deuil. Vous pouvez l’organiser dans le lieu de votre choix (édifice religieux, cimetière, salle privée, domicile, cabane de montagne, nature…) pour autant que les autorisations nécessaires aient été obtenues (en général, les pompes funèbres se chargent de ces formalités).

Dans certains cas, parfois à la demande du défunt, aucune cérémonie n’a lieu. Rien d’ailleurs ne vous y oblige; sur ce point, en Suisse, la loi n’impose rien. Dans ces circonstances-là, le cercueil passe généralement directement de la chapelle mortuaire au cimetière ou au crématorium.

ATTENTION:

Dans les chapelles des centres funéraires, la durée de la cérémonie –religieuse ou laïque- est variable. Elle est parfois limitée (une demi-heure, sauf demande particulière préalable, au centre funéraire de Saint-Georges à Genève), dans d’autres lieux (comme au centre funéraire de Montoie à Lausanne), elle est fixée au moment de la réservation.

Cérémonies religieuses

Christianisme:

la cérémonie religieuse a lieu au temple, à l’église ou dans un centre funéraire. Si le défunt ou ses proches font partie d’une paroisse, c’est tout naturellement avec les pasteurs ou les prêtres qu’il faut prendre contact si cela n’a pas été déjà fait au moment du décès. Il est également possible de demander à des pasteurs, prêtres ou religieux amis de présider au service funèbre. Quant aux non-pratiquants qui souhaitent une cérémonie religieuse, mais ne savent où s’adresser, ils peuvent recourir aux pompes funèbres qui leur proposeront le nom de célébrants de leur confession. Dans le cadre des services funèbres traditionnels, il est désormais courant que la famille ou les proches apportent une touche plus personnelle à la cérémonie. Ainsi, il est de plus en plus fréquent que des témoignages (lu par des parents, des amis ou l’officiant) et des enregistrements de musique appréciée par le défunt soient insérés dans le déroulement des obsèques religieuses. On peut offrir des fleurs (arrangements, couronnes) sauf si les proches font savoir qu’ils ne le souhaitent pas.

Judaïsme:

après la toilette mortuaire rituelle à laquelle on procède au domicile mortuaire et la veillée par la famille, le cercueil est emmené au cimetière, lieu de la cérémonie religieuse conduite par un rabbin. L’inhumation – la crémation est interdite par les autorités religieuses en raison notamment de la croyance en la résurrection des corps- doit avoir lieu le plus vite possible. Sauf de rares exceptions, il n’y pas de service religieux à la synagogue car celle-ci est considérée comme un lieu de vie. Quand le cercueil est porté en terre dans la direction de Jérusalem, le rabbin et les proches jettent chacun trois pelletées de terre sur le cercueil. La cérémonie se clôt sur la récitation du kaddish, la prière des morts. Dans un enterrement juif traditionnel, il n’y a ni fleurs, ni couronnes.

Islam:

La toilette mortuaire rituelle est l’un des éléments les plus importants du rite. Après la veillée traditionnelle le passage du défunt par la mosquée n’est pas une obligation et cette cérémonie est peu pratiquée. Tout enterrement – la crémation est interdite en raison de la foi dans la résurrection des corps – doit être réalisé dans les délais les plus brefs possible. Au cimetière, le cercueil est orienté vers la Mecque. L’imam prononce la prière funéraire, la seule prière musulmane dite debout. Les femmes et les enfants n’assistent pas à l’inhumation, mais se rendent le lendemain au cimetière. En principe, il n’y a pas de fleurs pour un enterrement musulman, mais elles ne sont pas interdites.

Cérémonies laïques:

elles peuvent être organisées partout, hors des édifices religieux. La grande majorité d’entre elles se tiennent dans les chapelles des centres funéraires qui sont ouvertes à tous, sans distinction de culte, de religion ou de croyance. Certaines familles et groupes d’amis préparent la cérémonie eux-mêmes ou avec l’aide des conseillers funéraires. Avant de faire ce choix, assurez-vous que vous avez l’énergie nécessaire, malgré votre chagrin. Ne présumez pas de vos forces. Si vous préférez un soutien «professionnel» pour mettre sur pied une cérémonie «sur mesure», vous pouvez faire appel à ceux que l’on appellera ici des spécialistes des nouvelles cérémonies. Ex-pasteurs, diplômés en théologie ou psychologues vous proposent leurs compétences à des coûts variables. L’Association des libres penseurs, mouvement plus que centenaire qui rassemble des athées, des agnostiques et des rationalistes, met aussi à votre disposition certains de ses membres qui vous aideront à préparer une cérémonie laïque et pourront y prendre la parole pour évoquer la vie et la personnalité du défunt. Qu’il y ait été ou non libre penseur. Dans les cérémonies qu’ils aident à organiser, ces bénévoles s’interdisent tout prosélytisme. En Suisse romande, ils interviennent par conviction et leurs services sont gratuits, contrairement à la pratique de leurs homologues alémaniques.

Libre Pensée Genève : 022/756.40.49

Libre Pensée vaudoise : 026/660.46.78

Estimer le coût des obsèques

Un décès est une épreuve, il a aussi un coût financier. Voici les principales dépenses auxquelles vous devrez faire face.

Pompes funèbres.

Pour des prestations de base payantes, vous devrez débourser plusieurs milliers de francs selon les prestations demandées.

Annonces mortuaires

: (voir nos tarifs) et/ou faire-part à envoyer.

Fleurs.

Compter en général au moins 250 francs pour une couronne, 150 francs pour une gerbe.

Verrée

et/ou repas à l’issue de la cérémonie.

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